
Il y a deux semaines, j'ai connu un sevrage plutôt brutal. Je ne parle même pas ici de ma chère Titine disparue après notre escapade à la Malbaie -- comme j'aime bien suçoter les oreilles de mes petits copains, elle ne me manque pas particulièrement.
C'est que ma maman a dû s'absenter pour toujours et m'a laissé aux bons soins de mon papa et de Ông-Bà. Ça allait jusque là, mais je me suis vite aperçu du subterfuge lorsqu'est venu le moment de me coucher. On a troqué le doux lait maternel ce soir-là contre une préparation au goût douteux. J'ai beau faire, ma grève de la faim n'a pu durer longtemps. On s'habitue à tout faut croire, car même avec ma maman maintenant, je ne demande pas mieux que mon biberon de faux lait. Si vous me voyez quelque peu changé, ne me demandez donc pas
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