lundi 8 février 2010

Un an sur Plamondon

De février 2009 à février 2010, même si on croit que je ne travaille pas encore, je n'ai pas chômé.
Je me souviens de l'espace qu'on me délimitait grâce à un grand coussin de chaise ronde que seul Maow utilise maintenant. J'étais là à regarder un plafond blanc, avec une ampoule toute nue, sans même pouvoir me tourner comme je voulais. Pour me dégourdir un peu, il y avait bien la balançoire à manivelle, mais encore fallait-il dégager les boîtes autour et enjamber les moulures non posées pour l'activer.
Ramper, tituber, marcher, courir, danser, le curriculum s'est vite chargé. D'ailleurs, je ne manque déjà plus une occasion d'aider mon papa à déplacer les meubles. Je peux même le faire avec mes bottes d'astronaute maintenant.
Et à table, j'aide ma maman à me nourrir : je mets le doigt dans ma bouchée pour en vérifier la température et je souffle dessus si c'est chaud. Je prends les cuillères seul, toutes les cuillères même. Je peux ainsi en tester 3 ou 4 lors d'un repas : leur maniabilité, leur capacité, leur confort en bouche, leur solidité à l'impact au sol.
Au moins, les dernières semaines, je n'ai pas à travailler aussi fort pour me faire comprendre. On dirait que tout le monde s'est enfin donné le mot pour adopter mon langage. Il me suffit de dire babou pour qu'on me donne un biberon ; totou (à ne pas mélanger avec tortou) pour qu'on m'apporte mon mouton, botte ou no'n pour qu'on m'habille, mam-mam pour qu'on me nourrisse, Mam-Hee pour donner mon nom...

1 commentaire:

  1. C'est vrai que tu as travaillé très fort pour arriver à tous ces résultats mon beau Nam-Huy. J'en ai été un témoin privilégié. Mais,il te reste encore beaucoup de choses à apprendre au cours des prochaines années! Il ne faut surtout pas lâcher.
    Ton Grand-papa...

    RépondreSupprimer